Linux Foundation Certified System Administrator

Depuis août 2014, la Linux Foundation propose un programme de certification sur Linux.

Ils ont fait un tarif imbattable les premiers jours : 50$ au lieu de 300$… Donc j’ai sauté sur l’occasion et me suis inscrit au LFCS (Linux Foundation Certified System Administrator), que je viens de passer avec succès.

linux foundation

Conditions d’examen

On passe l’examen chez soi, sur son propre ordinateur. Il faut avoir une webcam pour qu’un examinateur puisse nous surveiller.

J’ai été surpris au départ qu’on n’ait pas le droit d’accéder à Internet pendant l’examen. On nous invite plutôt à utiliser les manpages. Après réflexion, j’ai trouvé que c’était un bon choix de leur part : ça m’a obligé à apprendre à mieux les utiliser. Or ces manpages sont une ressource toujours disponible, exhaustive, forcément à jour et adaptée à la distribution en cours.

On choisit sur quelle distribution passer l’examen : CentOS, OpenSUSE ou Ubuntu. J’ai choisi Ubuntu.

Tout se passe en ligne de commande : pas d’interface graphique. Et on est testé en conditions réelles, sur des manipulations effectives à réaliser dans un terminal. Je préfère largement ce format à certaines autres certifications, qui vérifient + les connaissances théoriques que la pratique.

Le tarif et les conditions rendent la certification accessible à beaucoup de gens. Bref, le concept m’a vraiment plu.

Cours de préparation à l’examen

La Linux Foundation propose un cours sur une journée (référence LFS 202), où ils parcourent les compétences qui seront testées lors de l’examen.

J’ai hésité à la faire. Mais cette journée ne coûtait que 50$, et je me suis dit que c’était une bonne façon de sécuriser mon examen. En particulier pour me faire une idée sur le niveau attendu.

Le cours se fait complètement en ligne : un écran partagé par le formateur auquel on accède via un navigateur, et le son passe par le téléphone (il faut appeler un numéro de téléconférence aux Etats-Unis). A propos du téléphone, je vous encourage à vérifier que l’appel aux Etats-Unis est inclus dans votre forfait, et aussi que votre appareil peut fonctionner 8h d’affilée. Dans mon cas, j’utilisais un téléphone sans-fil DECT, mais n’étant pas sûr de la durée de vie de la batterie, j’en avais un autre de prêt à prendre le relais au cas où.

Évidemment, tout le cours est en anglais. Et il y a 7h de décalage horaire. Le cours était donc de 16h à minuit, heure française.

J’ai trouvé le formateur très bien. Il parlait l’anglais suffisamment clairement pour que ce soit facilement compréhensible. Il était tout à fait au point et a vraiment bien répondu aux questions posées en direct.

J’ai appris (ou plutôt approfondi) pas mal de choses. Et surtout j’ai pu évaluer le niveau attendu, qui correspondait bien à ce que j’imaginais. Si vous pouvez suivre ce cours, c’est 50$ bien investis pour préparer l’examen.

Passage de l’examen LFCS

lfcs_badge

C’est grand confort pour choisir la date de l’examen : on peut le passer n’importe quand (jour comme nuit), et on choisit le créneau au quart d’heure près. Il suffit de réserver la date quelques jours avant (ou un peu + tôt si vous voulez le passer le WE, où il y a probablement + de demande donc moins de choix)

Pas de grosse surprise le jour de l’examen. Mais 2h très intensives pour essayer de faire le maximum.

Pour ceux qui auraient peur de devoir discuter avec l’examinateur en anglais : soyez rassurés, il n’y a pas de discussion orale. Juste quelques échanges textuels par chat au début, qui concernent les conditions matérielles de l’examen. D’ailleurs, je pense qu’il s’agit + d’un surveillant que d’une personne compétente en Linux : avant l’examen, il vérifie les processus qui tournent sur la machine, et ne savait pas ce qu’était le processus Compiz…

Les exercices à réaliser sont affichés à gauche de l’écran, et on a le terminal à droite. Le niveau des exercices était assez hétérogène : certains m’ont paru vraiment faciles (j’avais peur qu’il y ait un piège), d’autres assez compliqués. Chaque exercice peut faire gagner un certain nombre de points, en rapport avec sa complexité.

Le clavier est bien en Azerty dès le départ : pas besoin de le reconfigurer. On a droit à un seul terminal, et on sent quand même la latence réseau (la VM est aux Etats-Unis, et ça vient peut-être aussi de l’encapsulation du terminal en HTML5 dans l’outil GateOne).

On peut installer les packages qu’on veut, et rebooter le serveur si nécessaire (mais le reboot fait perdre de précieuses dizaines de secondes). L’examen ne porte pas sur la manière de faire les choses, mais uniquement sur le résultat. On garde donc pas mal de liberté sur les commandes/outils qu’on souhaite utiliser.

J’ai réussi à faire quasiment tous les exercices, sauf 3-4 pour lesquels je manquais de pratique, et que je n’ai donc pas eu le temps de terminer.

Un mot sur LVM : ce sujet n’est pas listé dans les compétences à tester dans le LFCS. Et pourtant il y avait bien un exercice spécifiquement dessus. Heureusement que je l’avais bossé quand même ;-)

Bref, on reçoit le résultat de l’examen par e-mail, au bout de 2-3 jours.  Je l’ai réussi avec un score de 84 %, c’est cool :-) (il faut un minimum de 65 % pour l’avoir)

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