Certifications Kubernetes : CKA et CKAD

Je viens de réussir 2 certifications Kubernetes de la Linux Foundation : CKA et CKAD. Voici mon retour d’expérience sur la préparation et l’examen.

Préparation

Quand j’ai acheté les examens, j’ai aussi pris les formations correspondantes auprès de la Linux Foundation : LFS258 et LFD259. J’avais bénéficié d’une grosse promotion au « Black Friday » 2020 : les 2 formations et les 2 examens à 349$… Cela m’a en plus donné accès gratuitement aux conférences CdCon et gitops summit. Ils font assez régulièrement des promotions : ça vaut le coup de les surveiller pour économiser significativement.

Les formations en ligne de Linux Foundation sont pas mal. Comme toute formation en ligne, on peut la faire à son rythme, de n’importe où : c’est un grand confort.

Par contre, ils ne fournissent pas d’environnement pour s’entraîner : il faut le monter soi-même, avec leurs explications (j’ai utilisé des VMs Ubuntu sous Virtualbox). C’est formateur, dans un sens.

Puis j’ai découvert par la suite les formation Udemy pour CKA et CKAD, qui étaient recommandées par beaucoup de personnes ayant obtenu les certifications. Là aussi, je suis tombé sur une grosse promotion : les 2 formations (pour CKA et CKAD) à 26€98. Il y a fréquemment de grosses promotions de ce type (surprenant politique tarifaire…)

Les formations Udemy ne sont pas parfaites, mais elles sont largement plus réussies d’un point de vue pédagogique que celles de le Linux Foundation : avec des visuels et animations plus explicites, et avec des environnements tout prêts pour s’entraîner. Ca fait la différence notamment sur la partie « troubleshooting » d’un cluster kubernetes : les TPs permettent de se retrouver sur un environnement inconnu qui dysfonctionne, pour nous obliger à chercher et réparer. Leurs tests à la fin de la formation sont également plus réalistes.

A choisir, je recommanderais donc plutôt les formations Udemy que celles de la Linux Foundation.

Comme à mon habitude, je mets en pratique en même temps que j’apprends : j’ai monté un cluster k3s sur mes petits serveurs auto-hébergés (j’en reparlerai dans un futur article).

Il est crucial de pratiquer un maximum : les examens sont pratiques, sur du concret. Ils mesurent l’expérience et l’efficacité, pas des connaissances théoriques.

Examens blancs

On a la possibilité de s’entraîner sur des « examens blancs » fournis par killer.sh. Ils ne sont pas complètement représentatifs du vrai examen, mais permettent de se préparer avant le jour J.

Ils ne coûtent pas très cher (29€99 chacun, et il y a souvent des promotions).

Mais surtout, la Linux Foundation a eu l’excellente idée de les fournir gratuitement pour tout examen acheté. Ils déploient ça graduellement : si vous n’y avez pas encore accès et voudriez les utiliser tout de suite, il suffit d’en faire la demande à leur support (c’est ce que j’ai fait, ils m’ont ouvert l’accès dans la journée).

Ils précisent bien que les examens killer.sh sont plus difficiles que CKA/CKAD : je confirme, je les ai trouvés plus difficiles (voire bien plus difficiles). Mais c’est justement une bonne manière de se préparer.

Examens

Les examens se passent sur la plateforme examslocal, que j’avais déjà utilisée pour plusieurs autres certifications. On peut les passer de chez soi : hyper pratique et souple (on peut déplacer la date/heure jusqu’à 24h à l’avance, autant qu’on le souhaite).

Par contre, j’ai rencontré de grosses lenteurs pour choisir une date sur le site web d’examslocal : certaines de leurs APIs HTTP prennent 2 minutes à répondre. Donc à chaque clic pour regarder les créneaux d’une date ou d’un créneau horaire, on attend 2 minutes… Je leur l’ai signalé et n’ai jamais eu de réponse. Heureusement, ça ne concerne que la réservation de l’examen : aucun souci technique au moment du passage de l’examen.

Je conseille de passer CKA et CKAD à la même période (si possible) : une grosse partie est commune entre les deux (autour des 2/3, je dirais) donc le travail sur l’un bénéficie à l’autre.

Pendant l’examen, on a accès à la documentation en ligne officielle de Kubernetes : il faut apprendre à l’utiliser efficacement (on ne peut pas retenir toutes les syntaxes par cœur). J’avais créé des bookmarks sur les pages importantes (vous trouverez plein de gens qui partagent leurs bookmarks sur les slacks de la linux foundation ou udemy).

Autre élément important : pour gagner en rapidité, il est conseillé d’utiliser les commandes impératives (kubectl run, kubectl create) à chaque fois que c’est possible (quitte à faire un « –dry-run=client -o yaml >fichier.yaml » puis retoucher le manifest avant de l’appliquer). C’est bien plus rapide que d’écrire un fichier yaml de zéro (et en général plus rapide que de partir d’un modèle copié-collé depuis la doc Kubernetes).

Derniers conseils : configurer vi pour que l’édition yaml soit efficace, configurer l’auto-completion et différents alias pour aller plus vite (ces liens sont tous autorisés lors de l’examen : je les ai bookmarkés et copié-collé en début d’examen).

Résultats

J’ai réussi les deux examens au premier essai (la Linux Foundation autorise un « free retake » pour chaque examen, dont je n’ai pas eu besoin)

CKA avec un score de 96 sur 100, et CKAD avec 98 sur 100. Il fallait minimum 66 sur 100 pour obtenir chacune des certifications, donc je suis très content de ces scores :-)

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